Affichage des articles dont le libellé est svc. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est svc. Afficher tous les articles

dimanche 20 mars 2011

H264 SVC et QOS

Lorsque l’on installe des équipements de visioconférence utilisant le codec H264 SVC est il nécessaire d’implémenter sur un Wan MPLS de la QOS ?


Une bonne question à laquelle John Bartlett vient de tenter de répondre dans un article publié sur No Jitter. Celui-ci a suscité quelques réactions que vous pouvez retrouver à cette adresse : http://www.nojitter.com/article/229219467


Un plus du codage SVC est d’encoder les flux vidéo à différents niveaux à partir d’une base commune un peu à la façon dont on construit un millefeuille. En cas de perte de paquets le récepteur décide de n’utiliser que la couche qui lui est parvenue complète. Selon Vidyo l’utilisation de cette technique permet de s’affranchir de la mise en place de QOS.


Il est important de ne pas oublier que transmettre une session vidéo nécessite une bande passante importante. Il convient en outre de faire en sorte que ce type de flux ne cannibalise pas les flux métiers de l’entreprise. Transmettre beaucoup de données sachant qu’une grande partie seront perdues ou inexploitables est à mon avis une erreur à ne pas commettre.


La mise en place de mécanismes de QOS avec une classe RT-VO permet de déterminer et de limiter la bande passante ce qui est atout non négligeable sur un réseau IPVPN.


Ne pourrait on pas classer les flux Visio dans les flux data soit en classe D1 ou D2 ?


En D1 ils sont en concurrence avec les flux métiers et risquent de les cannibaliser ce n’est pas pour moi une bonne solution. En D2 pourquoi pas? mais il sera difficile d’expliquer au comité de direction de l’entreprise que la transmission est de mauvaise qualité. Je ne pense pas contrairement à Vidyo que cette solution soit pertinente.


Les sessions visioconférences intègrent de plus en plus d’utilisateurs connectés soit sur Internet soit via un réseau mobile les modèles de QOS que nous connaissons actuellement sur les Réseau IPVPN demain ne seront plus pertinents. Je suis persuadé que le développement d’un codec adaptatif est la solution.


lundi 26 juillet 2010

Quelques mots concernant le codec H264

Transporter des flux vidéo sur un réseau IP nécessite de les adapter. Pour ce faire un certain nombre de Codec ont été développés : H261, H263, H264.

Le plus récent H264 a été développé conjointement par l'ITU et L'ISO. Il se situe de ce fait à la frontière du monde de la téléphonie et de celui de la normalisation audiovisuelle. Pour les puristes il est également connu sous deux dénominations : MPEG-4 Part 10 ou MPEG-4 AVC (Advanced Video Coding).

Soucieux de se démarquer certains constructeurs ont développé une variante de celui-ci : H264 SVC ( Scalable Video Coding). Celle-ci permet de véhiculer les flux sur des réseaux pour lesquels la bande passante est faible, le taux de perte de paquets important et la variation du délais de transit (Jittter) importante.

Alors qu'en AVC on négocie le codage entre les équipements, en SVC on décide de transmettre comme le montre cette image le flux vidéo avec différents niveau de codage.




Le flux de base correspond à celui à la plus basse résolution. Les autres au codage avec une qualité et un nombre d'images par seconde supérieur. A noter qu'il ne s'agit pas d'une duplication de flux mais que ceux-ci se complètent pour augmenter la qualité de transmission.


On pourrait croire que l'avenir de H264 AVC serait H264 SVC il n'en est rien aujourd'hui un groupe de travail développe une nouvelle variante : High Efficiency Video Coding (HEVC). Dans ce cas le codage serait de type progressif.

En étude celle-ci devrait voir le jour en 2012. Certains vont jusqu'à la nommer H265.

A noter que plus la famille H264 s'agrandi ce à l'initiative des différents constructeurs plus l'interopérabilité sera difficile à mettre en place.


Pour en savoir plus :

http://ip.hhi.de/imagecom_G1/savce/index.htm

http://www.nojitter.com/blog/225400409